Mercredi 8 février à 21h, projection de « My Land » de Nabil Ayouch aux 3 Luxembourg (67, rue Monsieur le Prince 75006 PARIS)
« My Land » donne la parole à de vieux réfugiés palestiniens qui ont fui en 1948 sans jamais retourner sur leur terre, et qui vivent dans des camps au Liban depuis plus de 60 ans.
Cette parole est entendue par de jeunes israéliens de 20 ans qui construisent leurs pays, se sentent viscéralement attachés à leur terre, mais sans jamais vraiment savoir expliquer pourquoi …
Je suis né en France en 1969, d’un père musulman marocain et d’une mère juive, d’origine tunisienne.
Pour la communauté juive qui m’entourait, j’étais cet enfant un peu particulier, fruit d’un mariage pas accepté, jamais digéré.
Au Maroc, j’étais le fils de la juive …
Nabil Ayouch
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La séance sera suivie d’un débat animé par Mouloud Mimoun en présence du réalisateur.
Jeudi 9 février à 21h, projection de « Mourir à Charonne, pourquoi ? » de David Kupferstein aux 3 Luxembourg (67, rue Monsieur le Prince 75006 PARIS)
Il y a 50 ans et un jour, le 8 février 1962, à l’appel de plusieurs syndicats et partis de gauche, une manifestation est organisée à Paris pour protester contre une série d’attentats perpétrés par un mouvement extrémiste : l’OAS (Organisation de l’Armée Secrète). À 19h30, lors de la dispersion de la manifestation, les brigades spéciales de la police chargent violemment les manifestants. Saisis par la panique, un grand nombre d’entre eux s’engouffrent dans le métro. On relèvera 8 morts. Un 9ème mourra quelques semaines plus tard à l’hôpital. Tous étaient adhérents à la CGT et huit d’entre eux membres du Parti communiste français.
Pourtant, comme pour la répression de la manifestation des Algériens, le 17 octobre 1961, les responsables de ces massacres n’ont jamais été jugés. Aujourd’hui, on attend toujours une reconnaissance pour ces crimes d’Etat.…
Voir la suite des commentaires sur la page du site consacrée à ce film http://www.maghrebdesfilms.fr/Mouri...
La séance sera suivie d’un débat animé par Mouloud Mimoun en présence du réalisateur avec la participation de Jean-Luc Einaudi
Jeudi 23 février à 21h aux 3 Luxembourg : « Notre Étrangère » de Sarah Bouyain, dans le cadre d’une « carte blanche » donnée au festival de Besançon « Lumières d‘Afrique »
Samedi 10 mars à 10h30 à La Pagode : « Le Soleil assassiné » de Abdelkrim Bahloul, en partenariat avec CinéHistoire
Sortie le 1er février de « Sur la Planche » de Leïla Kilani
Quatre jeunes femmes de vingt ans travaillent pour survivre le jour et vivent la nuit. Elles sont ouvrières réparties en deux castes : les textiles et les crevettes. Leur obsession : bouger. « On est là » disent-elles. De l’aube à la nuit la cadence est effrénée ...
Ce film a été projeté dans le cadre du Maghreb des films 2011
Sortie le 15 février de La Désintégration de Philippe Faucon
Banlieue de Lille, aujourd’hui. Aux yeux des jeunes, Djamel apparaît comme un personnage aux propos acérés et au charisme certain. Il véhicule cependant un discours rétrograde, violent et xénophobe, qu’il prétend tirer de l’Islam originel. En habile manipulateur, il joue tour à tour sur les fragilités identitaires, les frustrations sociales et la personnalité de chacun...
Le Maghreb des films a rendu un hommage à Philippe Faucon en novembre 20110.
Le Maghreb des films dans le Nord Pas-de-Calais en février
Mardi 14 février au cinéma Les Ecrans (4 promenade de la Fraternité - Tourcoing) projection de « Maurice Audin, la disparition » de François Demerliac (75’) - en partenariat avec la Ligue des Droits de l’Homme
La séance sera suivie d’un débat en présence du réalisateur
Samedi 18 février, 19h, au cinéma L’Univers (16, rue Georges Danton - Lille)
à 19h, projection de Safia, une histoire de femme de Habiba Djanine (23’)
« Le réseau Wassyla m’a demandé de réaliser un film sur le thème des violences faites aux femmes. J’ai rencontré plusieurs femmes pour préparer ce travail, dont Safia qui a eu 4 enfants avec un homme qui n’a pas cessé de lui faire subir des violences physiques et morales. Pourtant, Safia ne se positionne pas en victime »
à 19h30, projection de « Hymen national, malaise dans l’Islam » de Jamel Mokni (58’) au cinéma L’Univers
C’est un réquisitoire impitoyable contre le mythe de la virginité dans la société tunisienne et, plus généralement, dans l’Islam. L’auteur a été incarcéré deux fois pendant le tournage. Les sbires de Ben Ali n’en voulaient pas. Le film a été censuré par le pouvoir tunisien.
La séance sera suivie d’un débat en présence du réalisateur (sous réserve)
Vendredi 24 février, à l’association LIVE / BAR LIVE (301, avenue des Nations Unies - Roubaix)
à 20h, « A propos d’Octobre à Paris » de Mehdi Lalaoui et « Octobre à Paris » de Jacques Panijel (70’)
Le 17 octobre 1961, à l’appel de la Fédération de France du FLN 30 000 algériens manifestent pacifiquement à Paris pour protester contre le couvre-feu discriminatoire qui leur est imposé et réclamer l’indépendance de l’Algérie.
Sous l’autorité du préfet de Police de l’époque, Maurice Papon, la manifestation est durement réprimée tuant des dizaines d’algériens. Les historiens évoquent onze mille arrestations, des dizaines d’assassinats, des manifestants jetés dans la Seine ...
La séance sera suivie d’un débat en présence de Mouloud Mimoun et Khaled Ladghem.
à 22h30, concert Châabi avec Madani soliste Mandole
Les événements récents
samedi 4 février à 10h30, projection de « Le Thé d’Ania » de François Démerliac à La Pagode (57, rue de Babylone 75007)
Séance organisée par Ciné Histoire en partenariat avec Le Maghreb des films
Association Ciné Histoire - 8 rue Dupleix, 75015 PARIS
Fax : 01 56 58 05 28
Courriel : nicoledorra@gmail.com
Alger. La décennie noire…
Comment revenir de si loin ? se demande Mehdi Mehdi, écrivain algérien que la violence intégriste a longtemps transformé en cible potentielle.
Comment vivre avec la peur lorsque tout est de l’ordre de la peur ?
Mehdi n’a plus le courage de parler. Il vit avec la peur, planqué comme fonctionnaire au Service des décès de la Ville d’Alger.
Lorsqu’il ne travaille pas, il reste reclus chez lui avec ses feuilles de papier qu’il noircit.
En face vit Ania, fille de Pieds noirs, la “femme d’à-côté” qui apparaît souvent à sa fenêtre sur la cour.
Elle se bat pour le convertir à la culture de la vie et de l’amour. Elle lui apporte du thé, au risque de trouver souvent porte close...
Prix spécial du jury au festival de cinéma méditerranéen de Bruxelles.
Pour en savoir plus, rendez-vous sur la page du site consacrée à ce film
La séance sera suivie d’un débat sur le cinéma algérien depuis 1962, débat animé par Dominique Vidal en présence du réalisateur Saïd Ould Khelifa, qui a été journaliste en Algérie puis en France
Jeudi 26 janvier à 21h, aux 3 Luxembourg, projection de « Maurice Audin, la disparition » de François Démerliac
1957, Alger. Maurice Audin, jeune mathématicien de 25 ans, membre du Parti communiste algérien et militant de la cause anticolonialiste, est arrêté par les parachutistes français. Sa femme, Josette, et ses trois enfants, ne le reverront plus jamais. Il est peu après déclaré « évadé » par l’armée.
Une quête de justice dont le but est de dire la vérité sur le meurtre du jeune Maurice Audin, arrêté, torturé, puis déclaré évadé par les parachutistes d’Alger, en 1957. Ce documentaire entrecroise des témoignages des protagonistes français et algériens : militants pour l’indépendance algérienne, avocats, historiens, militaires...
En s’appuyant sur les recherches de l’historien Pierre Vidal-Naquet, il mêle documents (archives filmées, journaux, livres, dessins …) et scènes de reconstitution pour retracer le contexte de cette disparition et dénoncer la torture et le meurtre pratiqués en Algérie. Josette Audin est le personnage central et le « commanditaire » moral de ce film.
La séance sera suivie d’un débat animé par Mouloud Mimoun en présence du réalisateur et de Henri Alleg
Du 13 au 29 janvier se tient la 15ème édition du festival « Maghreb si loin si proche » à Argelès sur Mer, Narbonne, Banyuls sur Mer, Cabestany, Carcassonne, Elne, Gruissan, Lézignan, Limoux, Perpignan, Prades, Quillan et St Paul.
Le Festival « Maghreb, si loin, si proche », est l’une des rares manifestations consacrées au cinéma maghrébin, mais c’est aussi un forum, un lieu de vie et un lieu d’échanges à travers le cinéma, le livre, le débat, le conte, la musique, la cuisine, la palabre, la photo, la vidéo … et surtout la rencontre !
Le festival se propose d’être un boulevard laïque des cultures pour relier l’Europe du Sud et l’Afrique du Nord.
Pour en savoir plus téléchargez le programme ou rendez-vous sur le site
Samedi 7 Janvier à 10H30 à La Pagode, projection de YOUCEF
de Mohamed Chouikh
Cette projection est organisée dans le cadre des rendez-vous
cinéma de l’association « CINE HISTOIRE » cycle 2011-2012 : PAYS AU SORTIR DE LA GUERRE, avec la participation du Maghreb des films.
Inspiré de la légende des sept dormants, Youcef raconte
l’histoire d’un combattant blessé à la tête en 1960 et qui
s’évade trente ans plus tard d’un hôpital psychiatrique,
convaincu qu’il était toujours prisonnier de l’armée
française. Il gagne son ancien maquis, et, plongé dans la
clandestinité, effectue de brèves incursions dans les
villages. Ce qu’il y voit le saisit : des jeunes faisant la
queue pour avoir du pain, d’anciens responsables du
Front de libération nationale (FLN) logeant dans les
villas des colons et des ouvriers agricoles maltraités par
les contremaîtres algériens, des femmes cloîtrées... Ce
gêneur devient un gêneur à abattre.
Pour en savoir plus sur le film et le réalisateur, rendez-vous sur la page qui leur est consacrée.
la Pagode, 57bis rue de Babylone 75007 Paris
Métro Saint-François-Xavier
Association Ciné Histoire - 8 rue Dupleix, 75015 PARIS
Fax : 01 56 58 05 28
Courriel : nicoledorra@gmail.com
Le DVD « Maurice Audin, la disparition » sera disponible aux Editions Montparnasse le 7 février
Commandez-le dès maintenant au prix de 15€, port compris.
Rendez-vous sur le site des Editions Montparnasse
Le film a été programmé en octobre dans le cadre du Maghreb des films 2011, avec les films relatifs au 17 octobre 61, autre crime d’Etat.
Juin 1957, disparition de Maurice Audin Alger. Maurice Audin, jeune mathématicien de 25 ans, membre du Parti communiste algérien et militant de la cause anticolonialiste, est arrêté par les parachutistes français. Sa femme, Josette, et ses trois enfants, ne le reverront plus jamais. Il est peu après déclaré « évadé » par l’armée
Du mercredi 8 au 14 juin, aux 3 Luxembourg, chaque soir, un film, fiction ou documentaire, consacré aux Harkis.
Pour en savoir plus (synopsis des films), le téléchargez le dépliant de la manifestation
Du 14 au 19 juin 2011, Orléans, Capitale des Cinémas du Maghreb
- Mardi 14 juin : 20h00- Mafrouza de Emmanuelle Demoris (France, 2h18, 2007, VOSTF) avant-première
- Mercredi 15 juin : 14h00- Bab Aziz, le prince qui contemplait son âme de Nacer Khémir (France-Tunisie, 1h36, 2006, vostf) Séance jeune public
- 20h30- Soirée contes du Maghreb par la compagnie La Jarre d’Emile, à l’espace délicat & scène
- 21h40- Où vas-tu Moshé ? de Hassan Ben Jelloun (Maroc/ Canada, 1h30, 2007)
- Jeudi 16 juin : 18h0- Cocktail d’accueil, ouverture du festival par Izza Génini (réalisatrice et productrice marocaine), présidente d’honneur de Diwan-Centre, et Miloud Mimoun, président du Maghreb des films.
- 18h45- Retrouver Ouled Moumen de Izza Génini (Maroc, 50 minutes, 1994, VOSTF)
- 20h15- La Mosquée de Daopud Aould Sayad (Maroc, 1h25, 2010, VOST), avant-première
- Vendredi 17 juin :
- 16h30- Rencontre avec Izza Génini au forum FNAC
- 18h00- Lounès Matoub, la voix d’un peuple, de Youcef Lalami (Algérie, 50 min, 2008, VOSTF)
- 19h00- Buffet Maghrébin
- 20h00- Hymen National de Jamel Mokni (Tunisie, 1h, VOSTF) en présence du réalisateur
- 21h40- Harash de Ismaël El Iraki (Maroc, 20 mn, VOSTF) entrée libre
- 2h00- Fissures, de Hicham Ayouch (Maroc, 1h15, 2009, VOSTF)
- Samedi 18 juin : 16h00- Mascarades, de Lyes Salam (France, 1h32, 2007, VOSTF)
- 17h40- Making of de Nouri Bouzid (Tunisie, 2h, 2006, VOSTF)
- 20h00- Plus jamais peur de Mourad Ben Cheikh (Tunisie, 1h30, 2011, VOSTF), avant-première suivie d’un débat avec la Ligue des Droits de l’Homme. Vente de livres en partenariat avec les Temps Modernes.
- Dimanche 19 juin : 10h30- Bab Aziz, le prince qui contemplait son âme de Nacer Khémir (France-Tunisie, 1h36, 2006, vostf) ciné p’tit déj (réservation obligatoire pour le petit déjeuner à 9h30)
- 16h00- Bled Number one de Rabah Ameur-Zaïmeche (Algérie-France, 1h37, 2005, VOSTF)
- 17h30- Thé à la menthe et pâtisseries orientales
- 18h00- Sur la planche e Leila Kilani (France-Maroc-Allemagne, 1h50, 2010, VOSTF) en clôture et en avant-première, en partenariat avec Centre Images. Le film a été aidé à l’écriture par Centre Images-Région Centre en 2008 et sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs, Cannes 2011.
Contacts :
Cinéma Les Carmes, 7 rue des Carmes, 45000, Orléans, 02.38.62.94.79
Diwan- Centre, 5 rue Come, 45000, Orléans
Hommage à Nouri Bouzid du 20 juin au 6 juillet
La Cinémathèque accueille le cinéaste Nouri Bouzid pour une rétrospective de son œuvre.
Réalisateur de L’Homme de cendres (sélectionné à Cannes en 1985), de Bezness ou Les Sabots en or, Nouri Bouzid est un observateur attentif de la société tunisienne, un militant de la liberté, un portraitiste aigu.
À noter : rencontre avec Nouri Bouzid suite à la projection du film Les sabots en or, le lundi 20juin à 20h30.
Le Maghreb des films a projeté en 2009 l’intégralité de l’oeuvre de Nouri Bouzid
Le lundi 30 mai à 20h45, à Paris aux 3 Luxembourg (67, rue Monsieur le Prince), projection de « Pour l’amour de Dieu » de Zakia Tahiri Bouchaala et Ahmed Bouchaala (93mn)
avec : Rachid Hami, Leila Bekthi (César Meilleur Espoir 2011) Smain, Khalid Maadour, Farida Rahouadj
La projection sera suivie d’un débat avec Zakia Tahiri Bouchaala et Ahmed Bouchaala, réalisateurs, Khalid Maadour, acteur, animé par Mouloud Mimoun.
Il est prudent de réserver sa place par mail à l’adresse suivante : mdf@maghrebdesfilm.fr
Les histoires d’amour ne sont pas simples et, quand l’amour de Dieu s’en mêle, tout se complique encore davantage.
A travers le personnage double de Kévin-Mohamed, ce film porte un regard sans concession sur l’Islam radical
ainsi que sur la fragilité, l’ambivalence et la violence de l’adolescence.
Pour en savoir plus (synopsis, revue de presse, présentation des réalisateurs, etc.), consultez la Lettre d’information du Maghreb des films
le lundi 2 mai à 20h45, à Paris aux 3 Luxembourg (67, rue Monsieur le Prince), « Avant de franchir la ligne d’horizon » de Habiba Djahnine (64mn)
La projection est organisée dans le cadre d’un partenariat du Maghreb des films avec le Manifeste des libertés.
Une plongée dans les réalités algériennes.
La projections sera suivie d’un débat animé par Mouloud Mimoun avec la réalisatrice.
Une première projection a été réalisée le 23 mars dernier, mais beaucoup de spectateurs n’avaient pu rentrer dans la salle. C’est pourquoi une nouvelle projection est organisée.
Jeudi 21 avril à 21h, à Paris aux 3 Luxembourg (67, rue Monsieur le Prince), projection de « Sweet home (Bent eddar) », un film de Fatma Chérif, en partenariat avec le Manifeste des libertés.
« Thouraya travaille comme femme de ménage dans la maison de mes parents. Je la suis dans ce lieu qui délimite notre familiarité. Nos conversations tournent autour du rapport entre les hommes et les femmes, du désir, du droit à l’avortement, de la science, de la religion... Autant de sujets qui nous distinguent, en soulignant nos origines sociales différentes. Autant de sujets qui nous rapprochent malgré tout... » (Fatma Chérif)
La projection a été suivie d’un débat animé par Mouloud Mimoun avec la réalisatrice et Tewfik Allal, du Manifeste des libertés.
Lundi 4 avril à 21h, à Paris aux 3 Luxembourg (67, rue Monsieur le Prince) et mardi 5 avril à 20h, à Lille au cinéma L’Univers (16 rue Georges Danton 59000) projection en avant-première de « Fissures », un film de Hicham Ayouch
A l’issue de la projection le débat a été animé par Mouloud Mimoun, avec, à Paris, la participation du réalisateur et de Dominique Caubet.
Dominique Caubet, professeur d’arabe maghrébin à l’INALCO, est l’auteur du film Casanayda ! (2007). Elle travaille sur la « movida » marocaine ou « nayda » depuis 2004 et est en train de tourner un autre documentaire sur Casablanca.
Dans Tanger, ville mystérieuse et magique, trois marginaux en quête d’amour et de délivrance vont se rencontrer et s’aimer : Abdelsellem, un homme brisé qui sort de prison, Noureddine, son meilleur ami, et Marcela, une brésilienne fantasque, excessive et suicidaire.
Par l’audace de son sujet – une histoire d’amour à trois personnages – et son « écriture », très physique et qui évoque beaucoup le style de John Cassavetes (notamment FACES), FISSURES apparaît in fine comme une sorte d’OFNI (Objet Filmique Non Identifié) dans le ciel du cinéma marocain ; le premier jalon d’une « nouvelle vague », comme le fut ici, en son temps A BOUT DE SOUFFLE, avec lequel il entretient plus d’une similitude stylistique et narrative. G.V.
« JULES ET JIM version trash » Jeune Afrique
« Un film rebelle symbole de la nouvelle vague arabe » Tel Quel
« Fissures » est sorti en salles le mercredi 6 avril
Pour en savoir plus consultez le dossier de presse ou la page qui lui est consacrée.
Mercredi 23 mars à 20h30, à Paris aux 3 Luxembourg (67, rue Monsieur le Prince), projection de deux films :
« Allah Ghaleb » (On n’y peut rien) de Nadia Makhlouf (45mn), suivi de « Avant de franchir la ligne d’horizon » de Habiba Djahnine (64mn)
Chacune des projections a été suivie d’un débat animé par Mouloud Mimoun avec les réalisatrices.
« Allah ghaleb » : itinéraires de 3 femmes en Kabylie de 25, 29 et 55 ans
“Aziza, jeune femme de 29 ans a terminé ses études. A la recherche d’un emploi dans la comptabilité, elle ne trouve rien.
Zahiya, 25 ans, étudiante et musulmane, porte le voile depuis maintenant 5 ans.
Béja, 55 ans, a toujours refusé le mariage imposé par sa mère. Aziza n’arrive pas à se marier parce qu’elle a eu des histoires avec d’autres hommes.
Zahiya a fini par se convaincre que pour mieux vivre, il fallait se draper dans le voile de l’islam. Quant à Beja, elle répugne les hommes de ce pays et a fini par se convaincre que le meilleur choix de vie en tant que femme était d’être seule.
Aziza et Zahiya sont sœurs, ont eu toutes les deux la même éducation.
Je suis leurs cousine Nadia, j’ai 29 ans, j’ai grandi avec elles durant toute mon enfance, Béja est notre tante à toutes les trois.
Aujourd’hui je vais à la rencontre de ces femmes pour qu’elles me racontent leurs vie en Kabylie. Quelles sont leurs peines, leurs espoirs... Et comment envisagent elles l’avenir en Algérie ?”
Nadia Makhlouf
Algérie/documentaire/45min
« Avant de franchir la ligne d’horizon » : “Regard sur 20 ans de mobilisation/répression politique en Algérie à travers la parole de femmes et d’hommes militants, mais aussi un regard personnel sur mon pays”.
“Dans ce film j’ai été à la rencontre de militants et de militantes qui
continuent d’agir. Les rencontrer, les surprendre dans leur espace de
vie, de travail ou de lutte.
Dans le silence de la campagne, parmi les vagues de Bouloghine, ou les
vents frais des monts de Tururda, ils inscrivent quelques mots de notre
histoire tourmentée. Mémoire, trou de mémoire, bruits de fond,
manifestations..., peu de silence dans ce film, car la parole peut
parfois sauver.
_« Avant de franchir la ligne d’horizon » propose une ligne fragile et
inachevée. Des mots sans bégaiements mais qui portent tant de questions.
Des hommes, des femmes, des jeunes..., des Algériens d’aujourd’hui qui
tentent de regarder le passé pour entrevoir comment ils vivent ce
présent complexe.”
Habiba Djahnine
Habiba Djahnine a réalisé en 2006 le très beau film en hommage à sa sœur assassinée : Lettre à ma sœur
-Du mardi 5 au dimanche 10 avril, Fenêtre du Sud, à l’Institut Lumière (25 rue du Premier-Film - 69008 Lyon), sous le parrainage de Malek Bensmaïl.
Regard Sud présente la 11ème édition de Fenêtres sur le cinéma du Sud
La programmation de cette édition reflète les différents aspects de la réalité du monde arabe contemporain, et, à travers le regard distancié des cinéastes, elle prend la mesure des enjeux qui agitent ces pays : les questions religieuses, les ambiguïtés politiques, la xénophobie, l’intégrisme identitaire, la guerre, l’exil…
Parrainée par le cinéaste algérien Malek Bensmail, primé pour ses films La Chine est encore loin, Aliénation …, il présentera à l’Institut Lumière son dernier film, « Guerres secrètes du FLN en France », qui porte un regard incisif sur l’Algérie, sa culture, sa politique et ses dérives.
Cette année, la programmation sera marquée par l’hommage rendu au réalisateur tunisien Mustapha Hasnaoui, décédé le 15 janvier 2011. Sa compagne et cinéaste Florence Strauss présentera pour l’ouverture du festival deux de ses films : « Quand la femme chante » (2004) et « Le Caire, mère et fils » (2000).
D’autres cinéastes seront à l’honneur : Elia Suleiman avec deux films : « Le Temps qu’il reste » et « Chronique d’une disparition » ; Kamal Aljafari qui nous offre, avec « Port of Memory », une vision poétique sur la situation des palestiniens en Israël ; Avi Moghrabi, cinéaste israélien engagé, qui présente « Happy Birthday Mr Moghrabi ! », œuvre qui atteste que le cinéma est aussi un art de la contestation et de résistance contre l’injustice.
Nous espérons avec cette nouvelle programmation ouvrir une fois encore une fenêtre sur les pays du Sud, afin de faire découvrir au public lyonnais toute la richesse et la grande qualité esthétique du cinéma produit du Maghreb au Moyen-Orient.
Galerie Regard Sud 1/ 3 Rue des Pierres Plantées 69001 Lyon Métro Croix Rousse Tel : 04 78 27 44 67 - regard.sud@orange.fr ouvert du mardi au samedi de 14h à 19h et sur rendez-vous
Téléchargez le programme complet
La Tunisie à l’honneur
SAMEDI 12 MARS à 18 h 15 au CRDP
31, bd d’Athènes - 13001 Marseille
Le printemps arabe éclate en plein hiver en Tunisie, se propage au
sud et à l’est de la Méditerranée…
Aflam vous invite à voir quelques courts métrages tunisiens et, en
présence de sa réalisatrice Sonia Chamkhi, L’Art du Mezoued,
film qui relate le
parcours et le vécu des
artistes Mezoued.
Il éclaire sur les
composantes musicales
et sociales d’un pan
entier du patrimoine
tunisien.
C’est surtout un
film qui chante et qui
danse. Il célèbre la joie et
le talent populaires et
sème quelques grains de
mémoire collective….
Voir la pagequi lui est conscrée dans le site.
Jeudi 3 mars à 21h à Paris aux 3 Luxembourg
(67, rue Monsieur le Prince) et vendredi 4 mars à Lille à l’Univers (16, rue Georges Danton), projection de La Montagne de Baya, un film de Azzedine Meddour (1997)
Un débat sera organisé à l’issue des projections. Il sera animé par Mouloud Mimoun .
A Paris interviendront en outre Mounia Meddour, fille du réalisateur, et Ben Mohamed, poète d’expression Berbère
Alors que les Français ont dispersé les derniers groupes de résistance berbère et que certains s’enfuient dans une montagne aride, Baya, fille du guide spirituel de la communauté, assiste au meurtre de son époux par son rival de toujours, Saïd. Celui-ci remet à la jeune veuve une bourse de louis d’or, la “ddiya”, le prix du sang versé. Baya refuse de remettre aux paysans cette somme qui pourtant leur permettrait de payer l’impôt de guerre et de récupérer leurs terres.
L’un des plus beaux films tourné en Kabylie en langue amazigh avec une écriture cinématographique d’une grande modernité.
« L’irrédentisme » kabyle à travers l’histoire d’un village, au début du siècle, qui doit fuir l’oppression française.
La Kabylie s’est toujours élevée contre les différents oppresseurs. En témoignent les différentes révoltes qu’elle a connues au XIXème siècle.
Pour en savoir plus, rendez-vous sur la page consacrée au film.
Jeudi 1er juillet à 22h00 dans le cadre du 2ème Festival du livre de la Canebière Le mélange de Faouzia
Projection en plein air en partenariat avec la Mairie du Premier secteur, Couleurs Cactus et TILT
Place Léon Blum, La Canebière, 13001 Marseille, Métro (M1) station Réformés ; Tramway arrêt Réformés (T2)
Pour plus de confort n’oubliez pas vos chaises ou vos coussins !
Faouzia est une femme sans fortune mais comblée. Mariée à quatre hommes qui lui ont donné au moins autant d’enfants, elle arrive à garder son indépendance et même à entretenir les meilleures relations avec ses ex-maris, qu’elle invite d’ailleurs chaque semaine à dîner. La recette secrète de sa réussite : la bonne humeur et son amour pour la vie !
Cette belle comédie à l’égyptienne, où l’on rit et l’on pleure a été primée au Festival International du Film de Taormina et au Festival arabe de Rotterdam. Ilham Shahin, qui joue Faouzia, a reçu le prix d’interprétation féminine au Festival d’Abou Dhabi et au Festival arabe de Rotterdam.
Mercredi 9 juin sortie aux 3 Luxembourg (67, rue Monsieur le Prince 75006 Paris) de « Où vas-tu Moshé ? » de Hassan Benjelloun
avec Simon Elbaz dans le rôle principal.
Maroc 2008 1h30
Au début des années soixante, après l’indépendance du Maroc. Quand Mustapha, le gérant du seul bar de la petite ville de Bedjaad, apprend que tous les juifs partent, il panique. Si tous les non musulmans quittent la ville, il sera forcé de fermer le bar. C’est la loi… Comment, dès lors, éviter la fermeture ? S’ensuivent une galerie de portraits populaires, tous plus chaleureux les uns que les autres, et une comédie savoureuse.
Une rareté dans le cinéma marocain, en particulier, et plus encore dans le cinéma arabe, en général.
Lisez le commentaire de Antoine de Baecque, critique & historien du cinéma, paru dans le magazine L’HISTOIRE de juin 2010, et reproduit dans la page « Où vas-tu Moshé ? » du site.
Où vas-tu Moshé ? a été présenté dans le Maghreb des films d’octobre 2009.
-Le festival « D’images en Histoire », documentaires et courts-métrages du Maghreb, les12 et13 juin à la Maison des passages, 44, rue Saint-George Lyon 5ème.
Le festival est organisé par l’Association Maalish, en partenariat avec le GREMMO (Groupe de Recherche et d’Etudes sur la Méditerranée et le Moyen-Orient) et dans le cadre du cycle de conférence « Voyages des savoirs 2010 »,.
Les réalisatrices Dalila Ennadre et Habiba Djahine, ainsi que le réalisateur Hichem Ben Ammar présenteront leur film et pourront échanger avec le public
Jeudi 24 juin à 20 heures, au cinéma Les 3 Luxembourg 67, rue Monsieur le Prince - Paris (01 46 33 97 77), dans le cadre du Maghreb des films, 2ème Avant-Première publique du film « LE MATROUZ DE SIMON ELBAZ » Conte Documentaire de Annie Brunschwig et Simon Elbaz (2010 - durée 57’), « À la mémoire du Professeur Haïm Zafrani ».
Pour en savoir plus rendez-vous sur la page du film
La projection sera suivie d’un débat avec le public et d’un court spectacle Matrouz : Chant, Musique, Théâtre.
Tanger rêvée…, en partenariat avec la Cinémathèque de Tanger, à Marseille du 24 mai au 4 juin.
De nombreux cinéastes ont été séduits par l’atmosphère particulière de Tanger. De 1919 à aujourd’hui, la ville aura été le sujet ou le cadre d’environ 80 films français, espagnols, italiens, américains, allemands et anglais.
Avec l’indépendance est né le cinéma marocain et ce sont bien sûr les cinéastes Tangérois qui ont le plus et le mieux montré leur ville : Moumen Smihi, Jillali Ferhati, Farida Benlyazid.
Aflam, diffusion des cinémas arabes et la Cinémathèque de Tanger, s’associent pour présenter un cycle de projections à Marseille
et deux tables rondes pour s’interroger sur les liens de la ville avec les artistes et le cinéma.
Pour connaître le programme détaillé, rendez-vous sur le site de l’Aflam
Les sorties récentes de films
Où vas-tu Moshé, sortie le mercredi 9 juin
Les Secrets , sortie le 28 avril 2010
La Chine est encore loin , sortie le 28 avril 2010
Qu’un seul tienne et les autres suivront de Léa Fehner, sortie le 30 septembre 2009
Number one de Zakia Tahiri, sortie le 23 septembre 2009
Le Fil de Mehdi Ben Attia, sortie le 2 septembre 2009
