Réalisation Bernard Dautant
Pays France / 52’ / 2010
Documentaire
Synopsis Au bord de la Méditerranée sur l’île de Djerba, un homme joue et chante un chant soufi accompagné de son oud. Il s’appelle Khaled Ben Yahia, et tout en chantant il se souvient de la petite ville de Metuya, située dans le sud tunisien d’où il est originaire.
Du quartier de la Croix Rousse à Lyon à la Medina de Tunis, il n’y a que quelques heures de vol et parfois l’espace d’une vie. Des chemins de son enfance dans le sud à Djerba, au Conservatoire de Tunis, de la Médina au Centre des musiques méditerranéennes de Sidi Bou Saïd, des salles de concerts à son domicile, Khaled Ben Yahia parle de ses expériences musicales avec de nombreux extraits, ainsi que de sa vie entre Maghreb et Occident.
A travers des compositions originales, il nous explique son itinéraire de musicien, de compositeur et de oudiste. Le Oud est au centre de ce projet, véritable trait d’union entre toutes ces aventures. C’est aussi l’histoire d’un homme expatrié, qui cherche, avec les siens, sa route métissée entre Orient et Occident.
Commentaires Khaled Ben Yahia est né à Tunis en 1963. Son père, mélomane averti, lui communique comme à ses frères l’amour de la musique. Il achève ses études musicales au Conservatoire en 1987 avec un premier prix. La presse le salue alors comme l’un des meilleurs luthistes de sa génération : il est l’un des meilleurs interprètes du Oud, et un compositeur qui dit de lui-même : « je cherche à perturber, à renouveler le style classique tout en restant fidèle à l’âme du oud ».
Khaled Ben Yahia est fortement influencé par le compositeur égyptien Mohammed Abel-Waheb. Khaled Ben Yahia donne de nombreux récitals et est reconnu pour être un spécialiste de musiques savantes.
Dans le but d’approfondir encore plus ses recherches musicologiques, il quitte la Tunisie pour venir étudier au Conservatoire National de Région de Lyon en France.
En 1998, il participe à la Biennale de la Danse de Lyon (concert à l’Opéra avec Lotfi Bouchnak). S’ensuit une carrière de Oudiste solo. En concert, il joue aussi bien des pièces du répertoire traditionnel que ses propres compositions. Tout ce travail alimente la sortie de l’album “Wissal” en 2003.
En 2004, il monte “Tesnime”, une création inspirée par les rythmiques et l’esthétique du Jazz contemporain avec le violoniste Bechir Selmi et Lasaad Hosni à la derbouka et au bendir.
Khaled Ben Yahia joue régulièrement, en plus de la France, au Maghreb ou en Orient (Festivals de Konya en Turquie, de Fez, Mawazin au Maroc, Mediana, Hammamet en Tunisie) et développe plusieurs projets musicaux.
En dehors de Hi Jazz, il travaille sur la musique soufi avec un ensemble d’une vingtaine de musiciens, sur la musique traditionnelle orientale (Trio Tesnime) ou avec le sitariste indien Ashok Patak dans un mélange subtil entre Oud, Sitar et percussions. Sacré meilleur artiste tunisien de l’année 2007, Khaled Ben Yahia continue son parcours où le métissage des cultures n’est pas une mode mais un projet musical abouti.
