Le projet arrêté au 4 septembre 2010
La programmation est quasiment définie. Les films figurant sur la liste ci-dessous seront projetés dans leur presque totalité aux 3 Luxembourg. Les autres salles n’ont pas encore toutes fait leurs choix. Elles pourront demander l’ajout d’autres films si ceux-ci correspondent mieux à leur public.
A chaque titre est liée une page du site présentant le générique, le synopsis et des commentaires. Vous pouvez aussi télécharger le programme.
Films récents inédits
Algérie (en cours de finalisation)
« Le Dernier Safar », de Djamel Azizi
Maroc
« Fissures » de Hicham Ayouch,
« Les oubliés de l’Histoire » de Hassan Benjelloun,
« Pégase » de Mohamed Mouftakir,
« Dès l’aube » de Jillali Ferhati
« Hallal, police d’état », de Rachid Dhibou (actuellement en post-production)
« Les Hommes libres », de Ismael Ferroukhi (actuellement en post-production)
Hommage à Philippe Faucon
Né le 26 janvier 1958 à Oujda (Maroc).
Titulaire d’une maîtrise de Lettres obtenue à l’Université d’Aix-en Provence,
Philippe Faucon aborde le monde du Septième art par la régie
(entre autres sur Mauvais sang et Trois places pour le 26).
En 1984, il signe un court métrage, La Jeunesse,
un titre qui pourrait résumer toute l’œuvre à venir du cinéaste en herbe.
Dès son premier long métrage, L’Amour (1990),
il évoque avec tendresse le quotidien de jeunes banlieusards,
entre galère et éducation sentimentale.
Ce coup d’essai très remarqué décroche à Cannes
le Prix de la section Perspectives du cinéma français.
Après ce portrait de groupe, Philippe Faucon construira la plupart de ses films suivants
autour d’un seul personnage,
tout en continuant de mêler interrogations intimes et questions de société.
En témoigne en 1993 Sabine, dans lequel il conte, sans pathos,
la descente aux enfers d’une mère séropositive.
Deux ans plus, il réalise Muriel fait le désespoir de ses parents, qui aborde, sur un ton plus léger,
le thème de l’homosexualité.
Le cinéaste prend souvent comme points de départ des récits autobiographiques,
comme pour le téléfilm Mes dix-sept ans ou pour Samia (2000),
qui relate le combat d’une ado d’origine maghrébine éprise de liberté,
dans la banlieue marseillaise.
Le sort fait aux immigrés est au centre des préoccupations de Philippe Faucon,
qui
revient sur la guerre d’Algérie en signant en 2005 La Trahison,
film inspiré du livre-témoignage d’un sous-lieutenant français.
« Les Étrangers » (TV 1998)
« Samia » (2000)
« Grégoire peut mieux faire » (2002)
« La Trahison » (2005),
« Dans la vie » (2007)
« Un Fils perdu » (2010) (actuellement en post-production)
Hommage à Malek Bensmaïl
Malek Bensmaïl développe essentiellement des projets
autour de la relation "Orient-Occident", des rapports "Nord-Sud"
et de la confrontation "Modernité-Tradition".
Né en 1966 à Constantine en Algérie,
il réalise plusieurs essais en film super 8.
Il participe régulièrement aux festivals de cinéma amateur et obtient un prix national.
En 1988, il quitte Constantine pour Paris, afin d’y poursuivre des études de cinéma.
Diplômé de l’Ecole Supérieur d’Etudes Cinématographiques,
il effectue un stage dans les studios de Lenfilm à Saint-Petersbourg.
Il consacre sa filmographie au documentaire de création entièrement engagé sur son pays
et développe une écriture spécifique sur la question de l’appartenance et de l’identité.
Il aime confronter l’Algérie avec son autre et dessine les contours d’une Algérie complexe : démocratie, modernité, tradition, quête, langage, société,
sont des thèmes de prédilections de ses films.
Une volonté à enregistrer la mémoire contemporaine de son pays
et faire du documentaire un enjeu de démocratie.
« DémoKratia » (2001-16’),
« Des vacances, malgré tout » (2001-70’),
« Algérie(s) » (2003-2x80’),
« Aliénations » (2004-105’),
« Le Grand jeu » (2005-90’),
« La Chine est encore loin » (2008-120’),
« Guerres secrètes du FLN en France » (inédit 2010-70’) (actuellement en post-production).
Le Cinéma marocain, de la tradition à la modernité
Des images du Maroc ancestral, de ses traditions et de ses racines, jusqu’à celles d’aujourd’hui, un panorama synthétique de la production marocaine, depuis les courts et longs métrages produits par le Centre du Cinéma Marocain, à partir des années soixante dix, des premiers auteurs du cinéma marocain, jusqu’aux œuvres de la nouvelle génération, en quête d’une nouvelle identité cinématographique.
« Traces » de Hamid Bennami (1970-110’, 35mm, N & B)
« Les mille et une mains » de Souheil Ben Barka (1972-71’, 35mm, C)
« Le feu vert » de Abdellah Mesbahi (1974-90’, 35mm, C)
« El Chergui ou le silence violent » de Moumen Smihi (1975-90’, 35mm, N & B)
« Alyam ! Alyam ! » (Ô les jours) de Ahmed El Maanouni (1978-86’, 35mm, C)
« Errance » de Abdelatif Achouba (1980-86’, 35mm, C)
« Mektoub » de Nabil Ayouch (1997-90’, 35mm, C)
« Adieu Forain » de Daoud Aoulad-Syad (1998-90’, 35mm, C)
« Les yeux secs » de Narjiss Nejjar (2004-120’, 35mm, C)
« Juanita de Tanger » de Farida Belyazid (2005-110’, 35mm, C)
« Marock » de Laïla Marrakchi (2005-110’, 35mm, C)
« Amours voilés » de Aziz Salmy (2008-109’, 35mm, C)
Situation du cinéma Amazigh marocain
Après l’Algérie en 2009, c’est le Maroc qui sera cette année l’objet de cette programmation consacrée au cinéma berbère.
« Targent Ourgh » de Abdellah Abdaoui,
« Tabrat » d’Ali Ait Bouzid,
« Tamazirte Oufella » de Mohamed Mernich (2008-10mn)
« Ahmed Gassiaux » de Ismaël Saïdi (2010-80mn)
Alger, « ville cinématographique »
Les courtes bandes du cinéma des premiers temps (Films Lumière, Collections Albert Kahn ou courts sujets dus à Georges Méliès ou Félix Mesguich) se révèlent à vocation davantage “ethnographique” que fictionnelle. Elles sont toutefois, de ce point de vue, d’un intérêt majeur. De même les films réalisés en Algérie, par les “autorités” françaises, notamment le Service cinématographique des Armées, peuvent être, pour certains, d’un intérêt historique incontestable. Nous ferons une place aux uns et aux autres. Les premiers longs métrages de fiction, eux, tout en approche décorative et exotique, ne font guère de la ville qu’un lieu de passage vers le sud. Le cinéma hollywoodien, lui, s’inspire de la ville, qui apparaît reconstituée en studio dans quelques films.
Les “classiques”, de 1921 à 1948
« L’Atlantide » de Jacques Feyder (1921)
« L’Orpheline » de Louis Feuillade (1924)
« Le Bled » de Jean Renoir (1929)
« Sarati, le Terrible » de André Hugon (1937)
« Pépé, le Moko » de Julien Duvivier (1937)
« Algiers » de John Cromwell (1938)
« Casbah » de John Berry (1948)
Les “contemporains”, de 1967 à 2004
Puis, dans des œuvres de fiction, de plus en plus « traditionnelles » :
« Hassan Terro » de Mohamed Lakhdar-Hamina (1967),
« Tah’iya ya Didou » de Mohamed Zinet (1971),
« Décembre » de Mohamed Lakhdar-Hamina (1971)
« Omar Gatlato » de Merzak Allouache (1976),
« Bab El Oued City » de Merzak Allouache (1994),
« Viva Laldjérie » de Nadir Moknèche (2004),
Enfance et Adolescence
Leur représentation dans les cinématographies magrébines et françaises
En collaboration avec le secteur scolaire
« L’Enfer à dix ans » (Abderrahmane Bouguermouh, Sid Ali Mazif, Ghouti Bendeddouche, Youssef Akika, Amar Laskri – 1969,
« Mauvaises graines… » (Fitouri Belhiba – 1981),
« Le Gône du Chaaba » (Christophe Ruggia – 1997),
« Ali Zaoua, prince des rues » (Nabil Ayouche – 2001)…
Un cinéma populaire de qualité
« A la recherche du mari de ma femme », de Mohammed Abderrahman Tazi
« Lala Hobby », de Mohammed Abderrahman Tazi
« Où vas-tu Moshé ? », de Hassan Benjelloun
« Les Vacances de l’inspecteur Tahar », de Moussa Haddad
« Omar Gatlato », de Merzak Allouache
Téléfilms et Feuilletons
« Pas si simple » (2005), de Rachida Krim,
« Ceux qui aiment la France » (2009) de Ariane Ascaride (78 minutes),
« Musulmans de France » (2009) de Karim Miské et Mohamed Joseph (3 épisodes de 48, 57 et 64 minutes),
« Aïcha 2 » (2010), de Yamina Benguigui …
Images des musiques du Maghreb et de l’Orient
« L’Art du Mezoued », de Sonia Chamkhi,
« Casanayda », de Farida Benlyazid et Abderrahim Mettour,
« Khaled Ben Yahia, un Prince du Oud », de Bernard Dautant,
« Le Matrouz de Simon Elbaz », de Simon Elbaz et Annie Brunschwig,
« Musiques de l’exil », de José María Berzosa et Philippe Arrii-Blachette (1972).
Séances exceptionnelles
« La Cuisine en héritage », de Mounia Meddour
« La Guerre du Rif », de Manuel Harillo
« Halal », de Elhachmia
« Mémoires du 8 mai 1945 », de Mariem Hamidat
« Les Oubliés de Cassis », de Sonia Kichah
« Rachid Boudjedra », de Omar Lekloum
Écoles de cinéma
Atelier de création documentaire, BEJAIA DOC
« Retour, vers un point d’équilibre », de Nadia Chouieb
« Mon bon dieu, la mer, la nuit », de Hafida Hachem
« Notre défi », de Nazim Mahouast
Titre original : Défi Negh
« La Troisième vie de Kateb Yacine », de Brahim Hadj Slimane
« Une simple visite », de Abderrahmane Krimat
Université Ibn Zohr, OUARZAZATE
« Les Oubliés », de Ouali-Rachid Ait Abdellah, Zacharia Bati, Mohamed El Hamidi, Hayat Mdiouani, Fatima Reskal, Mustapha Tiglizin, Ayoub Tourar
Circulation
A partir de cette édition 2010, avec le distributeur Les Films de l’Atalante, nous ferons circuler en régions des films populaire présentés lors des précédents Maghreb des Films : « Les Vacances de l’inspecteur Tahar », « A la recherche du mari de ma femme », « Lalla Hobby »…
Colloque
« Figure et représentation du maghrébin dans le cinéma français » en association avec Génériques.
Pour une information détaillée voir la page Le colloque.
