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Vent du Nord

Synopsis

Nord de la France. L’usine d’Hervé est délocalisée. Il est le seul ouvrier à s’y résigner car il poursuit un autre destin : devenir pêcheur et transmettre cette passion à son fils. Banlieue de Tunis. L’usine est relocalisée. Foued, au chômage, pense y trouver le moyen de soigner sa mère, et surtout de séduire la fille qu’il aime. Les trajectoires de Hervé et Foued se ressemblent et se répondent.

Thèmes : Société

Réalisateur(s) : Mattar, Walid

Pays de production : Belgique , France , Tunisie

Type : Long métrage

Genre : Fiction

Edition du festival : Maghreb des Films 2017

Année : 2017

Durée : 89’

Scénario : Leyla Bouzid, Claude Le Pape, Walid Mattar

Image : Martin Rit

1er assistant réalisateur : Victor Baussonnie

Scripte : Elsa Melquioni

Son : Nassim El Mounnabih

Costumes : Catherine Cosme, Hélène Honhon

Montage : Lilian Corbeille

Musique : Malek Saied

Décors : Marion Burger

Production : Barney Production, Hélicotronc, Propaganda Production

Avec : Philippe Rebbot, Mohamed Amine Hamzaoui, Corinne Masiero

J’ai grandi à Hammam-Lif, une banlieue ouvrière de Tunis située en bord de mer. La vie animée des quartiers populaires est marquée par la difficulté pour les familles de joindre les deux bouts. Au rythme des marées, les hommes passent leurs journées au café, les femmes aux fourneaux, et les rendez-­vous amoureux ont lieu en cachette, à la plage. Les perspectives sont réduites, les rêves simples. Et la seule seule solution semble être l’argent.
Pour des raisons familiales, je suis parti vivre en France et j’ai découvert le Nord-Pas-de-­Calais, plus exactement Wimereux, une petite ville côtière proche de Boulogne-sur-Mer.
J’ai été frappé par le mode de vie si semblable à celui de ma ville natale. Tout me semblait familier : le rapport à la mer, l’horizon limité, l’importance du café ou du bar du coin et les difficultés liées au travail.
De cette proximité ressentie, j’ai pris conscience que les gens se réunissaient davantage en fonction de leur classe sociale que de leur origine géographique. C’est l’un des paris du film : montrer la proximité qui existe entre deux mondes qui sont supposés être si loin l’un de l’autre.

J’ai voulu raconter le parcours de deux ouvriers, Hervé et Foued, l’un en France, l’autre en Tunisie. À travers l’histoire de la délocalisation d’une usine, nous découvrons le tissage de deux sociétés qui finissent presque par se confondre dans les mêmes espoirs brisés.
Sans thèse formulée a priori, le film donne à voir les ressemblances entre deux populations de pays pourtant très différents politiquement. Dans les deux cas, l’administration n’est pas adaptée aux besoins des gens. D’un côté, Hervé est bloqué par les diverses normes et régularisations qu’il ne maîtrise pas et qui l’empêchent de se débrouiller par ses propres moyens, de se reconvertir et de suivre une formation adéquate. De l’autre, Foued est confronté à un Etat totalement démissionnaire, inexistant.