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Exil et migrations

Un focus tout particulier est mis cette année sur la question de l’exil et des (é)migrations. Nous espérons que les films de notre sélection apporteront un peu de lucidité et de recul, un point de vue plus humain, plus ancré dans le vécu, sur ce thème polémique et d’une extrême actualité.

Avant-première de Brûle-la-mer de Maki Berchache et Nathalie Nambot, en partenariat avec Les Films de l’Atalante. Projection en présence de Maki Berchache et Nathalie Nambot.

Dans l’élan de la révolution tunisienne, après la chute de Ben Ali, 25 000 jeunes tunisiens ont pris la mer vers l’Europe, via Lampedusa. Maki Berchache est l’un d’eux. A partir de son histoire, de fragments d’images, de récits, avec ses amis de voyage ou rencontrés à Paris, Brûle la mer revient sur cette tentative de liberté et la violence d’une hospitalité refusée. Comment le pays quitté devient le pays rêvé.

  • Mercredi 23 novembre, Saint-André des Arts, 18h30, en présence de Batoul Benazzou : "L’effet aquatique 1" :

-Selma, Batoul Benazzou, 34’, 2014, France
-Une vie mineure, Si Mohamed Fettaka, 68’, 2016, France

Ces deux films nous placent dans l’état d’attente, d’étrangeté à soi et au monde, d’entre-deux, qui précède ou succède immédiatement à l’expatriation...

  • Jeudi 24 novembre, Saint-André des Arts, 18h30, en présence de Ilias El Faris : "L’effet aquatique 3" :

-Azayz, Ilias El Faris, 12’, 2015, Maroc/France
-Brûle la Mer, Nathalie Nambot et Maki Berchache, 2015, 75’, France/Tunisie

Brûle la mer est aussi un film sur le retour au village natal, tourné en Super-8 et 16mm, tout comme Azayz d’Ilias El Faris, est un joli retour à la mer natale, également tourné en Super-8. 

Plusieurs courts-métrages de ce programme évoquent le désir d’exil des jeunesses marocaine et tunisienne, et les conséquences terribles que l’émigration peut avoir sur le pays d’origine : Le cuirassé Abdelkrim (25/11, 21h) ; Mon Village et le Métayer (26/11, 21h) de Taïeb Louhichi. 

  • Samedi 26 novembre, Saint-André des Arts, 18h30, projection en présence de Fethi Saïdi :

-Derrière la vague, Fethi Saïdi, 2016, 100’, Tunisie

Indispensable immersion autoproduite dans un quartier de la périphérie de Tunis, la cité Ennour et sa décharge, d’où venaient beaucoup des jeunes tunisiens disparus en mer lors de la "vague" d’émigration clandestine de 2011.

  • Dimanche 27 novembre, Saint-André des Arts, 18h30 et 21h "Retours d’exil" : trois histoires de retour au pays, de retrouvailles avec terre, famille, amis et histoire d’Algérie. En présence des réalisateurs Abdallah Badis et Mohamed Ouzine :

-Lmuja, Omar Belkacemi, 2015, 37’, Algérie

-Le fils étranger, Abdallah Badis, 2015, 79’, France/Algérie

-Samir dans la poussière, Mohamed Ouzine, 2015, 61’, France/Algérie

  • Mardi 29 novembre, Saint-André des Arts, 18h30, projection en présence de Kaouther Ben Hania :

-Zaineb n’aime pas la neige, 2016, 93’, Tunisie

Kaouther Ben Hania accompagne pendant six années Zaineb, qui, en même temps qu’elle s’approche de l’adolescence, doit quitter son pays pour le Québec. Ce roman d’apprentissage documentaire constitue en même temps un rare document sur l’expérience, du point de vue d’une enfant, de l’arrachement à la terre natale, de l’exil et de l’assimilation à une nouvelle culture.

  • Mardi 29 novembre, Saint-André des Arts, 21h, projection en présence de Ala Eddine Slim :

-The Last of Us, Ala Eddine Slim, 2016, 94’, Tunisie

Le voyage initiatique et surnaturel d’un candidat à la traversée clandestine de la Méditerranée, qui le confrontera à la nature et à lui-même.