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Femmes et films de femmes au Maghreb

Un focus tout particulier est mis cette année sur les femmes et les films de femmes du Maghreb. Nous espérons que les films de notre sélection apporteront un autre point de vue, plus riche et plus subtile que le discours médiatique dominant, sur la situation, les apories et les difficultés des femmes au Maghreb aujourd’hui.

-Les mains dans le plat, Nouri Bouzid, 26’, 1994, France
-La cuisine en héritage, Mounia Meddour, 52’, 2009, Maroc

Projection en présence de Mounia Meddour.

Portraits de femmes autour de la richesse et des difficultés de la transmission culinaire aujourd’hui.

  • Mardi 22 novembre, Maison des Métallos, 19h, en présence de Feriel Ben Mahmoud et Ahmed Madani :

-La révolution des femmes, un siècle de féminisme arabe, Feriel Ben Mahmoud, 2014, 54’, France

  • Mercredi 23 novembre, Saint-André des Arts, 18h30, en présence de Batoul Benazzou : "L’effet aquatique 1" :

-Selma, Batoul Benazzou, 34’, 2014, France

Selma de Batoul Benazzou nous invite à suivre l’incertiture d’une jeune bachelière marocaine à l’heure de choisir son orientation, dans un entre-deux entre deux pays, deux parents et deux âges - l’adolescence et l’âge adulte. Le film sera suivi de la projection d’Une vie mineure (Si Mohamed Fettaka, 68’, 2016, France).

  • Mercredi 23 novembre, Saint-André des Arts, 21h, en présence de Damien Ounouri et Adila Bendimerad : "L’effet aquatique 2"

-La nuit de la lune aveugle, Khadija Lemkecher, 20’, 2014, Tunisie
-Kindil, Damien Ounouri, 40’, 2016, Algérie

Deux portraits fantastiques de femmes victimes et de femmes vengeresses, confrontées au conservatisme ambiant.

Exauçant d’une certaine manière le voeu formulé par Mohamed Abbazi lorsqu’il tournait avec sa compagne Donna Woolf La Longue Journée en 1969, cet "hommage" inachevé aux travailleuses de Casablanca issues de l’exode rural, et plaidoyer pour leur donner une chance de s’instruire et d’évoluer (jeudi 24 novembre, 21h), ce programme présente trois brillants courts-métrages d’étudiantes ou de fin d’études. Les deux premiers exposent avec émotion et clarté les deux facettes d’un même problème social : les avortements clandestins, et les abandons d’enfants (samedi 26 novembre, 21h).

-En dehors de la ville, Rim Majdi, 2014, 19’, Maroc
-J’ai une maman, Mahassine El Hachadi, 2009, 17’, Maroc

-Le Refuge, Nadia Touijer, 2003, 25’, Tunisie (lundi 28 novembre, 21h)

  • Mardi 29 novembre, Saint-André des Arts, 18h30, projection en présence de Kaouther Ben Hania :

-Zaineb n’aime pas la neige, 2016, 93’, Tunisie

Kaouther Ben Hania accompagne pendant six années la petite Zaineb, qui, en même temps qu’elle s’approche de l’adolescence, doit quitter son pays, la Tunisie, pour le Québec. Ce roman d’apprentissage documentaire constitue en même temps un rare document sur l’expérience par sa famille, et tout particulièrement par sa mère, vue du point de vue d’une jeune fille, sur l’arrachement à la terre natale, l’exil et l’assimilation à une nouvelle culture.

  • Mercredi 30 novembre, Ecole Normale Supérieure, 18h et 21h : "Autour de Raja de Jacques Doillon" (Salle Dussane, 45 rue d’Ulm, 75005) :

-Raja, Jacques Doillon, 2003, 112’, France
-Raja Bent El Mellah, Abdelilah El Jaouhary, 2015, 70’, Maroc

En guise d’écho apaisé à "l’affaire Loubna Abidar", cette soirée nous permet de revenir sur l’acceptation difficile par la société marocaine des actrices, particulièrement celles ayant accepté certains rôles considérés comme "immoraux". Raja, actrice débutante multi-primée pour sa performance dans le film de Jacques Doillon, vit aujourd’hui dans la misère. Son histoire témoigne aussi des difficultés, pour les femmes marocaines d’origine modeste, pour "vivre sa vie", librement et sans comptes à rendre.

Un buffet sera servi aux spectateurs entre les deux films. Les projections seront suivies d’un débat avec l’équipe des deux films, animé par Françoise Zamour (ENS).

-De sas en sas, Rachida Brakni, 2015, 82’, France

Chaque mois, à Fleury-Mérogis, des femmes rendent visite à un proche, un fils, un père, un frère, un compagnon. Ce jour-là, en plein mois d’août, la canicule rend leur attente insupportable. À mesure qu’elles avancent de sas en sas, les liens se font et se défont, la tension monte jusqu’à ce qu’elles laissent exploser leurs rancœurs.