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Six et douze

Synopsis

Vues de Casablanca, véritable symphonie urbaine digne de Walter Ruttmann ou Dziga Vertov, ainsi décrite par l’équipe de réalisation : "Nous avons choisi des images à travers une ville - des instants - temps cloîtré ouvert carapaçonné fenêtres dans le vide des yeux fermés entrebâillés agrippés - absence et solitude des pavés mouillés d’une fête morose qui s’est terminée, peut-être le noir l’a absorbée l’a enfermée, dans des cadenas par delà des clés rouillées immensément grandes et des portes qui ne tiennent plus - soudain l’ombre - soudain le geste le bruit de pas - la mer ou le silence - le silence ou le cri - l’attente ou l’angoisse - le sommeil ou l’insomnie - le signe de la lumière jaillit - le cœur entre deux chiffres nos visages pris dans la tourmente les deux chiffres gravés au blanc sur des fronts des regards des corps qui vont tourner dans la tourmente réglés comme des aimants." (A. Bouanani)

Année 1968 / 18’

Scénario Ahmed Bouanani

Image Mohamed Abderrahmane Tazi et Abdelmajid Rechiche

Montage Ahmed Bouanani

Production Centre Cinématographique Marocain

Contact bouanani.touda@gmail.com

Ahmed Bouanani
Né en 1938 à Casablanca au Maroc, il étudie le montage à l’IDHEC (Paris). A son retour au Maroc, il entre au Centre Cinématographique Marocain (CCM) et se lance, malgré une certaine hostilité de la direction du CCM, dans la réalisation de courts-métrages documentaires, parmi lesquels 6 et 12 (1968) et Mémoire 14 (1971). Désireux de renouveler les méthodes de production marocaine, il participe à la fondation du collectif indépendant Sigma 3 (avec Tazi et Benani). Le collectif est dissous juste après la sortie de Traces (1970), sur lequel il signe le montage. Il publie plusieurs volumes de poèmes, de nombreux essais et romans pour la plupart inédits (sauf : L’Hôpital) et écrit les scénarios des deux premiers longs métrages du jeune cinéaste Daoud Aoulad Syad, avec lequel il co-signe un livre de poèmes et photographies, Territoires de l’instant (2000). Son seul film de long métrage constitue une date marquante dans le cinéma marocain : Le Mirage / Al-sarab (1979).
Ahmed Bouanani décède le dimanche 6 février 2011 dans le village d’Ait Oumghar (région de Demnate, à une centaine de kilomètres de Marrakech) où il s’était retiré après une série de tragédies familiales. Il avait 73 ans.