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Allez, Yallah !

Synopsis

Une chanson de geste à la gloire d’une caravane de femmes, se donnant la main des deux côtés de la méditerranée pour combattre le fléau de l’intégrisme religieux remettant en cause leurs droits universels à l’égalité. A pieds, en bus, en taxis… sous des tentes berbères dressées chaque jour dans une localité différente, au cœur des douars et bidonvilles du Maroc comme des banlieues déglinguées de France, une poignée de caravanières - musulmanes et non musulmanes – réunissent les femmes dans l’espace public pour dire leurs droits, prendre conscience de leur force et danser leur soif de liberté.

Thèmes : Statut des femmes , Société maghrebine

Réalisateur(s) : Thorn Jean-Pierre

Pays de production : France

Type : Long métrage

Genre : Documentaire

DVD disponible dans la DVDthèque du Maghreb des films (prêt possible aux programmateurs)

Image : Aurélien Devaux, Jean-Pierre Thorn, Thomas Bataille

Son : Jean-Paul Bernard

Montage Image : Sophie Deseuzes

Montage son & mixage : Jean-Guy Véran / Studio Mac’Tari

Étalonnage numérique : Jean Ousmane

Musiques : Bams / Junkazlou & Sapho

Production : Jean-Jacques Beineix, Cargo Films


Filmer la résistance de la vie, la beauté des femmes, leur courage, leur intelligence… plutôt que toujours la haine - le « sang à la une » du terrorisme - dans lesquels se complaisent trop souvent des médias qui n’aboutissent qu’à stigmatiser le monde arabe et paralyser d’effroi nos démocraties.

Le cinéma du côté des planteuses d’arbre, plutôt que de celui des incendiaires ou des pompiers (aussi héroïques soient-ils !). Oui, il existe dans le monde musulman (jusqu’ici dans nos banlieues) un formidable mouvement des femmes pour la liberté et l’égalité. C’est un espoir pour l’humanité !

Allez Yallah !, sans doute le plus vrai de mes films, le plus sincère, s’approchant le plus de mon désir initial de cinéma, celui de mes 20 ans, d’un cinéma en transe d’un Glauber Rocha ou d’un Eisenstein… L’obsession constante de ma vie : trouver une forme par laquelle la révolte dynamite l’esthétique, pour rendre le spectateur actif.
Créer de l’épique qui transcende l’intime : le paradoxe de tous mes films.

« L’art révolutionnaire, disait Glauber Rocha, doit être une magie capable d’ensorceler l’homme à tel point qu’il ne supporte plus de vivre dans cette réalité absurde »


Avec ce film, Jean-Pierre Thorn poursuit son travail de cinéaste de notre temps. C’est une danse d’espoir qu’il nous propose aujourd’hui en nous entraînant dans le sillage des caravanières.
Exploitées parmi les exploités, les femmes du Maghreb sont au bout de la chaîne de l’oppression, qu’elles vivent en France ou au pays.
A présent que l’islamisme se développe, déroutant le monde occidental, elles en sont les premières victimes. Ici, l’islamisme n’est pas considéré comme un particularisme culturel, mais comme une tendance politique qui s’appuie sur la méconnaissance de l’islam. En mêlant religion et politique, sous prétexte de s’émanciper d’un occident colonialiste, les islamistes tiennent le peuple dans la crainte et les femmes dans la soumission. Peu de films traitent de cette question avec autant de précision et de bon sens.
Le talent de Jean-Pierre Thorn est de dénoncer ce danger à travers la lutte des caravanières, pleine de joie et de courage, et de faire de ce film une grande fête dont on sort un peu ivre, ému, amoureux.
Il y célèbre tous les âges de la femme, son corps, ses yeux, ses sourires, dans une grande sensualité et sans jamais être vulgaire.
Il y célèbre la langue arabe dans tous ses aspects, du parler le plus populaire aux versets en arabe classique, avec respect et amour.
Il y célèbre la lutte, qui unit les âmes et les corps, la générosité et la solidarité qui sont le terreau du militantisme.
Et comme tous ses films, il y célèbre la musique et la danse, centrales au coeur de l’espoir. Toutes les musiques de l’islam y sont unies, des chants arabo-andalous de Sapho au rap de Bams, comme sont unies toutes les femmes de ce film, quelles que soient leurs religions, leurs couleurs de peaux, ou leurs langues maternelles.
Allez Yallah ! est un formidable pied de nez aux islamistes : vous ne voulez plus voir de femme qui danse ? Regardons comme elles sont belles !

Cécile Vargaftig, écrivain et scénariste

Festivals

Sélections et rencontres

CANNES - Mai 2006 (Programmation ACID)

CANNES LA NAPOULE - Mai 2006 (Festival du film social VISIONS SOCIALES)

LA ROCHELLE - Juillet 2006 (Festival international du film de La Rochelle)

LUSSAS - Août 2006 (Etats généraux du film documentaire)

BOBIGNY - Octobre 2006 (Résonances - Rencontres du cinéma citoyen/ Sélection officielle)

GARDANNE - Octobre 2006 (Festival cinématographique d’automne/ Sélection officielle)

BORDEAUX - Octobre 2006 (Rencontres de cinéma des femmes de Méditerranée)

AMIENS - Novembre 2006 (Festival international du film d’Amiens / Sélection officielle)

EVREUX - Novembre 2006 (Festival du film d’éducation/ Sélection officielle)