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Heure de la libération a sonné (L’)

Synopsis

La guerre révolutionnaire des Dhofari débutée en 1965 inquiète les Britanniques qui s’étaient engagés à évacuer militairement le Golfe avant décembre 1971. Le 23 juin 1970, un coup d’État ; organisé par les services de renseignement britanniques, renverse Saïd Ben Taymour et installe son fils Qaboud, ancien élève de l’académie militaire de Sandhurst, à la tête du sultanat dont l’armée, soutenue par la Royal Air Force, écrase la révolution Dhofari en 1975.

Thèmes : Statut des femmes

Réalisateur(s) : Heiny Srour

Pays de production : France , Liban

Genre : Documentaire

Nationalité : France / Liban

62 mn - 1,37 - Mono

Visa : 43536

Images : Michel Humeau

Son : Jean-Louis Ughetto

Assistant-réalisateur : Is’hac Ibrahim Souleily

Commentaire : Youssef Salman Youssef

Restauration et numérisation : Les Films de l’Atalante, avec le soutien du CNC et de la Cinémathèque française

Titre original : Saat el Fahrir Dakkat, Barra ya Isti Mar

Bande annonce http://youtu.be/LFIzIgoFytI

« Le Pouvoir est au bout du fusil »

(...) L’Heure de la Libération a sonné reste dans l’imaginaire des spectateurs, emblématique du romantisme révolutionnaire de 68. Il est le premier film d’une femme du « Tiers Monde » à être sélectionné à Cannes et à avoir été distribué mondialement, sauf dans la majorité des pays arabes où il fut quasiment interdit.
Filmé en 1971 et terminé en 1974, L’Heure de la Libération a sonné est à l’avant-garde d’une libération de l’image féminine. Mais aussi, après la Guerre des Six Jours (1967), à l’avant-garde de la libération de la parole arabe.
Les regards se tournent alors vers Cuba et le Vietnam, deux David qui tiennent tête victorieusement au Goliath américain. Le film reflète bien cette période d’affrontements violents quand la seule possibilité d’engagement semble être dans la lutte armée. Le modèle médiatique de l’époque est la BBC, admirée pour sa « neutralité » et son « objectivité », lesquelles se résumaient, en l’occurrence, en un silence absolu.


Heiny Srour voulait dénoncer cette mascarade d’impartialité et donner la parole à ceux qui n’avaient pas de voix : l’analphabète démuni, l’esclave guérillero, la bergère de 15 ans devenue guerrière féministe, l’enfant illettré apprenant la démocratie à l’école, dès l’âge de 8 ans.
L’Heure de la Libération a sonné est le seul et unique témoignage tourné au plus profond de la « Zone Libérée » du Dhofar, sur une expérience sociale totalement laïque, démocratique et féministe en terre arabe et musulmane. C’est aussi le premier film arabe à briser la conspiration du silence sur une guérilla stratégique... car concernant, plus que tout, le contrôle du pétrole.