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Nûba d’or et de lumière

Synopsis

L’histoire d’une musique.
La musique arabo-andalouse dont la nûba serait la symphonie...
A l’image d’un arbre musical, ses branches sont nourries d’une sève qui, depuis 14 siècles, monte des confins marocains et des courants venus d’Arabie, grandit dans les cours des califes andalous, se fortifie dans l’Espagne médiévale, se mêle au chant des trouvères et des sépharades, puis replantée au Maghreb, s’épanouit au Maroc sous le nom de la Ala.

Thèmes : Musique

Réalisateur(s) : Genini, Izza

Pays de production : Maroc

Type : Long métrage

Genre : Documentaire

Edition du festival : Maghreb des films octobre 2011

DVD disponible dans la DVDthèque du Maghreb des films (prêt possible aux programmateurs)

Année 2007 / 80’

Biographie

Née en 1942 à Casablanca, elle vit en France depuis 1960.
Après avoir été chargée des relations extérieures aux Festivals International du film de Tours et d’Annecy (de 1966 à 1970), puis directrice de la salle de projection privée, le Club 70 (de 1970 à 1986), elle fonde, en 1973, la société Sogeav.
Aujourd’hui dénommée Ohra, cette société a pour vocation la promotion de films marocains, (1001 mains de Souheil Ben Barka, Alyam, Alyam de Ahmed El Maânouni...), la distribution de films en Afrique (Rue cases nègres, Bob Marley Exodus, Reaggae Sunsplash...), la représentation mondiale de films africains, la production de films de long métrage (Transe de Ahmed El Maânouni, Zeft de Tayeb Saddiki, Hadda de Mohamed Aboulouakar...), la distribution en salles (Le Baiser de Tosca de Daniel Schmid, Ablakon de Roger Gnoan M’Bala...).
Depuis 1987, Izza Génini a initié, écrit et réalisé la série « Maroc Corps et Âme » une collection de films documentaires portant sur différents aspects de la culture et de la société marocaine ainsi que deux longs métrages, Nûba d’or et de lumière et Concerto pour 13 voix.
Izza Génini est l’auteur de nombreux articles, des textes d’un CD-Rom sur la culture marocaine : « Maroc Rythmes et Cultures », produit par Project Images Films, ainsi que des ouvrages : « Maroc » (Editions Richer - Vilo) et « Maroc Royaume des 1001 Fêtes » (Editions Plume - Flammarion).

Filmographie

2007 - Nûba d’or et de lumière
2004 - Aïta
2004 - Chants pour un Shabbat
2004 - Concerto pour 13 voix
2004 - Des Luths et délices
2004 - Nuptiales en Moyen Atlas
2004 - Vibrations en Haut Atlas
2003 - Voix du Maroc
2001 - Cyberstories
1999 - Tambours battant
1997 - Pour le plaisir des yeux
1997 - La Route du cédrat
1994 - Retrouver Ouled Moumen
1993 - Arts en terre berbère
1991 - Moussem
1990 - Cantiques brodés
1989 - Gnaouas
1989 - Malhoune
1988 - Louanges
1988 - Rythmes de Marrakech

« La musique constitue une sorte de fil rouge qui s’étire tout le long de mon parcours professionnel. Les films que je distribuais en Afrique concernaient souvent la musique ; le premier long métrage que j’ai produit, Transe, était musical. Quand je suis passée à la réalisation, j’ai aussitôt pensé à faire un film sur des chanteuses, les Cheikhates. Je n’ai pas de raisons délibérées de m’être tant intéressée à la musique, sinon que c’est une formidable source d’inspiration pour moi. Les musiques du Maroc sont tellement riches et diversifiées que je n’ai jamais cessé d’être étonnée et de découvrir ; je suis toujours prête à craquer pour un nouveau genre ou une nouvelle voix.
Et si les musiques traditionnelles, mystiques ou spirituelles marocaines tiennent une large part dans mes films c’est qu’elles tiennent une large part dans la culture marocaine. Ce que je découvrais en redécouvrant le Maroc, c’est que ce patrimoine était formidablement vivant : autour de moi, dans les maisons, dans les soirées privées, tout le monde savait chanter, danser, battre le tambour, dire une qasida de malhoune... moi non. Je restais muette mais en même temps c’était en moi, comme lorsque vous avez un mot sur la langue qui ne demande qu’à sortir...
C’est l’instinct et ma sensibilité qui m’ont inspiré de filmer les musiciens dans leur cadre naturel, dans leur costume de tous les jours.
De toute façon, la musique est un langage, et ce langage véhicule l’histoire des hommes ».

Izza Génini

Mise à jour le 30/7/2011