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Tahar Djaout, un poète peut-il mourir ?

Synopsis

Le cheminement, à la fois bouleversant et bouleversé, de celui qui fut le premier journaliste à être assassiné par les terroristes en Algérie, en 1993.
Depuis son enfance, dans son village natal d’Oulkhou, à Azeffoun (Grande Kabylie), jusqu’au summum de sa carrière intellectuelle, lorsqu’il fut admis dans la cour des grands à l’âge de 33 ans, Tahar Djaout est dépeint, autant par ses proches que par les critiques littéraires et les journalistes nationaux et étrangers.

Thèmes : Guerre civile en Algérie

Réalisateur(s) : Larbi Cherif, Abderezak

Pays de production : Algérie

Type : Long métrage

Genre : Documentaire

Edition du festival : Maghreb des films octobre 2011

DVD disponible dans la DVDthèque du Maghreb des films (prêt possible aux programmateurs)

Année 2011 / 52’ ou 78’

Scénario Abderezak Larbi Cherif

Image Mouloud Karbache

Son Mohand Yazid

Production Ralyan Video

« Le documentaire, "Un poète peut-il mourir ?", en hommage au défunt écrivain journaliste Tahar Djaout, a été projeté en ouverture du Festival du Film Amazigh, (19 au 23 mars à Azeffoun)
L’oeuvre retrace le cheminement, à la fois bouleversant et bouleversé, de celui qui fut le premier journaliste à être assassiné par les terroristes en Algérie, en 1993.
Depuis son enfance, dans son village natal d’Oulkhou, à Azeffoun (Grande Kabylie), jusqu’au summum de sa carrière intellectuelle, lorsqu’il fut admis dans la cour des grands aux éditions du Seuil à l’âge de 33 ans, Djaout est dépeint, autant par ses proches que par les critiques littéraires et journalistiques nationaux et étrangers.
Sa soeur Tassadit se rappelle, sur fond d’un poème écrit par sa mère à la mémoire du regretté, d’un Tahar assoiffé de savoir depuis sa tendre enfance : "Avant même l’âge légal de scolarisation, il remuait ciel et terre pour qu’on le fasse entrer à l’école", confie-t-elle.
Un "caprice" auquel les parents ne pouvaient céder, en cette fin des années 50, le pays vivant sous le joug colonial. Mais c’était sans compter sur la témérité du bambin qui, mettant à profit la récréation à l’école, a fini, au grand étonnement des enseignants par se frayer un chemin jusqu’au pupitre.
Après une brève scolarité à Oulkhou, le jeune Tahar rejoint Alger où il obtint son baccalauréat en 1970, année où, malgré son profil de matheux, il commence à s’intéresser au verbe, en marquant des contributions dans les revues "Promesses", qui paraissait en Algérie, "Alif" en Tunisie, et "Souffle" au Maroc.
Le romancier et membre de l’académie Goncourt, Tahar Bendjelloun, évoque, en décortiquant les premiers essais de Djaout, un poète "révolté", signalant que c’est l’une des caractéristiques essentielles de l’écrivain. "Il n’existe pas de poète gentil", opine-t-il.
L’écrivain Ben Mohamed, parolier de la célèbre chanson Vava Inouva de Idir, reconnaît en Djaout celui qui a pu rendre une "lecture transparente"de la question culturelle en Algérie post-indépendante.
Dans une conférence au Centre culturel algérien à Paris, l’auteur des Vigiles définissait, la "nouveauté" de ces poètes post-indépendance par le fait qu’ils "échappent, dans leur majorité, aux limites sclérosantes de l’objectivisme et de la célébration utilitaire. Ces poètes qui ne refusent pas d’avoir peur ou de douter".
Le documentaire retrace, plus loin, le passage de feu Djaout du profil de ciseleur des mots à celui de romancier, puis au journaliste à la plume acerbe. De cette dernière expérience journalistique, ses anciens collègues à Algérie Actualité, Abdelkrim Djaad et Arezki Metref, parlent d’un Djaout "plus engagé, rejetant tant le pouvoir que les thèses islamistes", en ce début des années 1990. Ses positions seront clairement affichées dans l’hebdomadaire "Ruptures" qu’il a fondé avec les deux collègues cités, en janvier 1993, et dans son ouvrage Post-mortem "Le Dernier Eté de la Raison", édition Le Seuil, en 1999.
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Extrait de "La dépêche de Kabylie"

Biographie du réalisateur

En 1992, il commence à travailler comme journaliste à la Radio Nationale. En 2001 il part en France suivre une formation de réalisateur. Il travaille à Berbère Télévision avant de rejoindre Beur FM et Beur TV. En 2010, il réalise son premier long métrage documentaire, Kamel Hamadi, Ger Yenzizen.