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YA OULIDI ! Le Prix de la douleur

Synopsis

Si ce funeste 18 octobre 1980, Lahouari Ben Mohamed n’avait pas été abattu par les balles racistes d’un CRS lors d’un contrôle de police, qui sait quel chemin aurait pris la destinée de la famille, des jeunes et des habitants de la cité des Flamants à Marseille dans les quartiers Nord ?
Le film part à la rencontre des protagonistes de ce drame survenu au début des années 80. Un drame qui s’ajoutera parmi tant d’autres et qui participera au déclenchement de la marche pour l’égalité et contre le racisme en France.

Thèmes : Emigration , Racisme

Réalisateur(s) : El Aouadi-Marando, Joseph

Pays de production : France

Type : Long métrage

Genre : Documentaire

Edition du festival : Maghreb des Films automne 2014

DVD disponible dans la DVDthèque du Maghreb des films (prêt possible aux programmateurs)

Année : 2013

Durée : 70’

Image vidéo et son : Joseph El Aouadi-Marando

Musique : Mohamed Bouzidi

Montage : Bénédicte Mallet

Production : Association Histoires de Vies ; contact : histoiresdevies@orange.fr ; josephmarando@orange.fr Tel : 06 64 39 38 03

Le film de Joseph El Aouadi-Marando, YA OULIDI ! Le prix de la douleur, relate plus de trente ans plus tard ces bifurcations de destins et de trajectoires que le malheur de ce drame a provoquées pour sa famille, pour les jeunes amis de Lahouari et pour les habitants de la cité…

À cette époque, la famille croit, aussi, en la justice des Hommes.
Les plus proches jeunes amis de Lahouari, eux, ont décidé de se battre, et plutôt qu’user des armes inutiles de la violence urbaine, ils expriment leur rage et leur révolte par la parole. Ils créent une pièce de théâtre et montent sur scène pour jouer Ya Oulidi (mon fils). Ils voulaient répondre à cet odieux crime par une riposte singulière et intelligente, et ce fut par cette pratique artistique de théâtre amateur tout droit sortie de leurs tripes.

Une première, pour des jeunes d’une cité.
Par le théâtre, ils ont pris conscience qu’on pouvait se rassembler, dénoncer et ainsi donner le change au racisme et à ses préjugés, en commençant d’abord par se remettre en cause sur la scène en se moquant (avec tendresse) de leurs parents et d’eux-mêmes par le rire et l’autodérision pour au final dénoncer avec force et rage ce crime raciste et cela sur le mode de la narration dramatique.
Hassan, son jeune frère qui avait quatre ans en 1980, a été tenu à l’écart de ce drame qui a brisé la vie de sa famille. Trente années plus tard, ce même Hassan nous parle de sa soif de vérité et de mémoire, c’est lui le passeur qui veut savoir. Il fait ressurgir le passé par ses recherches assidues, qu’il mène depuis plus de trois ans ; il veut écrire l’histoire du 18 octobre 1980 jusqu’à nos jours…

Dans ce film, ces « anciens jeunes », adultes et parents aujourd’hui, tous issus de l’immigration des années 1970, racontent leur parcours sur ces trente années passées pour être les citoyens français à part entière qu’ils sont aujourd’hui, tout en restant viscéralement attachés à leurs pays d’origine.

Pour « Ya Oulidi ! Le prix de la douleur. » Il a retrouvé tous les protagonistes d’un drame survenu en 1980, recueilli et filmé leurs récits de leurs trajectoires étonnantes. À l’heure où Marseille est sur le devant de la scène, son film pose la question de la citoyenneté et de l’identité : « Comment devenir citoyen quand on est issu de l’immigration et que l’on vient d’un milieu défavorisé ? ». Dans ce film, les jeunes des Flamants apportent une réponse, optimiste et artistique.