Vous êtes ici : Accueil » Films » Les films par ordre alphabétique » C » Chez Salah, ouvert même pendant les travaux

Chez Salah, ouvert même pendant les travaux

Synopsis

La réalité aura rarement aussi bien imité la fiction, tant Chez Salah, ouvert même pendant les travaux évoque le scénario d’un film populaire.
Jadis centre industriel à la jonction de Roubaix et Tourcoing, la zone de l’Union est en pleine mutation à la faveur d’un ambitieux projet de renouvellement urbain : tout a été rasé, à l’exception de “Chez Salah”, café ouvert en 1965 et relique ultime d’un quartier habité principalement par des ouvriers.
Son propriétaire Salah Oudjane refuse de vendre cet immeuble usé de deux étages où il a passé l’essentiel de sa vie et qui fait désormais face au bâtiment high-tech du Centre des Textiles Innovants. Devenu symbole malgré lui d’une résistance à la “gentrification” (rénovation d’un quartier populaire au profit de couches sociales aisées), il est l’improbable héros de cette chronique où, au fil des saisons, on voit les bulldozers faire le vide autour de son café, dressé tel un phare dont la lueur semble attirer d’anciens habitants du quartier.
Les propos de ces témoins contrebalancent la présence taciturne du gardien des lieux, évoquant pêle-mêle passé colonial, guerre d’Algérie, discriminations, ghettoïsation, faisant défiler les fantômes des dominants, des colons prospères d’Algérie aux notables nordistes amenant leurs maîtresses au “café algérien” où ils se savaient à l’abri des regards.
De nombreux plans du film miment la photo-souvenir : Salah et un ancien client prennent la pose dans le monument modeste qu’est devenu son café. A contrario, les dernières séquences sont dominées par une esthétique “carcérale” où l’éponyme héros discret est filmé à travers les grillages qui assiègent son lieu de vie.
Le dernier plan le montre la nuit, assis sur son lit entouré de photos en noir et blanc : tandis que retentit une dernière fois le vieux juke-box, le silence comme la solitude de Salah deviennent nôtres.

Thèmes : Emigration

Réalisateur(s) : Bouferkas, Nadia , Arikan, Mehmet

Pays de production : France

Type : Long métrage

Genre : Documentaire

Edition du festival : Maghreb des films nov. déc. 2012

DVD disponible dans la DVDthèque du Maghreb des films (prêt possible aux programmateurs)

Réalisation Nadia Bouferkas et Mehmet Arikan
/2012 / 52’ / documentaire

Image Mehmet Arikan

Son Nadia Bouferkas

Montage Mehmet Arikan et Samuel Gantier

Production TRIBU

Distribution GSARA, +32 2 250 13 10 ou +32 2 218 58 85

Synopsis 

Voir les articles parus dans la presse.
Téléchargez l’article paru dans Nord Eclair
Téléchargez l’article paru dans la revue XXI

Nadia Bouferkas

Auteur – réalisatrice de films documentaires :
De 1995 à 2012, Nadia Bouferkas a mené des études en sciences sociales, puis est diplômée ((Master 2) en esthétique de cinéma à Lille III. Plus tard, elle suit une formation de montage au CRRAV (Centre Régionale de Ressources Audio-visuelles), puis une résidence d’écriture à LUSSAS, et enfin une formation en atelier documentaire à la FEMIS. Nadia Bouferkas a également mené des activités militantes au sein de collectif audio-visuelle : Vidéorème et TRIBU Association. Ce sont des espaces de production, de diffusion de films d’auteurs et un espace de formation où on s’initie à la pratique du cinéma documentaire.
En 1998, elle tourne son premier film avec Mehmet Arikan : N E S S (La fille de l’autre), 1999, documentaire, 52 minutes, Grand prix du jury, Le prix René VAUTIER au Festival de l’Acharnière 1999, Diffusion France 3 Nord-Pas-de-Calais.
En 2000, au sein de TRIBU Association, elle commence à produire et a réalisé des documentaires de création, et met en place des ateliers de pratiques artistiques en vidéo.
Intervenante sur la réalisation documentaire , Elle enseigne l’écriture documentaire en milieu scolaire, dans les milieux socio-culturels.et organise des stages à Caracas au Vénézuela, au Centre culturel Al Rowwad dans le camp de réfugiés d’Aïda en Palestine.
En 2011, intervenante en écriture documentaire à la Fondation Willaya 4 en Algérie et dans le cadre du festival Documentaris’t en Turquie.
Depuis 2008, elle organise mensuellement « les comptoirs du doc. » projections débats de films documentaires au Bar Live et à la Condition Publique à Roubaix.

Filmographie sélective – co-réalisation :
- Apprentis utopistes
2001, documentaire, 47 minutes Diffusion Zaléa TV
- Bienvenue au lycée Turgot
2001, documentaire, 52 minutes
- Li fet met (le passé est mort)
2007, documentaires, 72 minutes
- Chez Salah, ouvert même pendant les travaux
2012, documentaire, 52 minute

Mehmet Arikan