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Grand Jeu (Le)

Réalisation Malek Bensmaïl

co-production INA-So What Now-LCP AN-TV5 Monde

Producteur délégué Gérald Collas (INA)

Assistant de réalisation Farid Sbahi

Image Malek Bensmaïl

Montage Jean-Pierre Pruilh et Matthieu Bretaud

Musique Originale Phil Marbœuf et Baaziz

Pays Algérie / 90’ / 2005

Synopsis Printemps 2004 : Abdelaziz Bouteflika est réélu à la présidence de la République algérienne dès le premier tour des élections avec près de 85% des voix. Cette élection s’annonçait pourtant différente des précédentes : l’armée avait déclaré qu’elle resterait neutre, le FLN était majoritairement passé dans l’opposition et son secrétaire général, Ali Benflis, semblait en mesure d’inquiéter le président sortant en jouant la carte du renouveau et de la modernisation de la vie politique.
Pour montrer comment fonctionne véritablement une campagne électorale dans son pays d’origine et pour mieux saisir la mécanique du pouvoir, Malek Bensmaïl a planté sa caméra au sein du QG de campagne d’Ali Benflis, d’où il observe la bataille démocratique.
Film censuré et interdit d’antenne en Algérie et en France.

A propos… « Le Grand jeu » constitue une première dans l’histoire du cinéma documentaire algérien, où jamais l’occasion de percer l’opacité du pouvoir n’a été donnée à des témoins indépendants. Centré sur la campagne électorale du candidat Benflis sans pour autant en faire l’éloge, le film dessine le portrait politique et social d’un pays qui peine à se débarrasser du poids de son histoire.
En pleine campagne présidentielle de 2004, le réalisateur Malek Bensmaïl réussissait un joli coup : suivre plusieurs jours durant et caméra au poing le candidat Ali Benflis, ex-Premier ministre et Secrétaire général du parti du FLN. Soutenu par le chef d’état-major de l’armée de l’époque, le puissant général Mohamed Lamari, Ali Benflis avait tenu tête au président Abdelaziz Bouteflika lors d’une campagne où tous les coups étaient permis.
Si au terme d’un scrutin discutable, Ali Benflis n’a recueilli que 6,4% des voix (contre 85,1 % pour Bouteflika), un certain suspense a tout de même été entretenu par ce duel que les “décideurs” algériens n’avaient ni anticipé, ni souhaité.
Et c’est justement cette parenthèse enchantée que Malek Bensmaïl est parvenu à capter dans son film.
Las ! Ce dernier a été grossièrement censuré sur les chaînes de télévisions françaises du secteur public. Le Grand Jeu n’a jamais été diffusé sur la chaîne LCP-AN qui l’avait pourtant acheté et a été déprogrammé à deux reprises et à la dernière minute sur TV5 Monde.
Il convenait à l’époque de ne pas perturber les relations houleuses entre la France et l’Algérie qui connaissaient un nouvel (et temporaire) essor. Des décisions déplorables de la part de ces chaînes car Le Grand Jeu de Malek Bensmaïl est une belle leçon de politique algérienne.

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